G7 : Macron plaide pour une régulation de l'IA, mais met en garde contre la "non-coopération entre démocraties"
Le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi à "mieux réguler" l'intelligence artificielle, mettant en garde contre le risque d'une "non-coopération entre démocraties", en clôture du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des sept des grandes puissances industrielles.
"On doit réussir à mieux les réguler (les modèles d'intelligence artificielle les plus avancés, ndlr) pour éviter qu'ils ne tombent dans les mains de régimes autoritaires ou de gens qui pourraient menacer notre cybersécurité ou nos sociétés", a-t-il dit, en prévenant que "la réponse ne peut pas être de la non-coopération entre démocraties".
"Il faut que nos agences compétentes déjà coopèrent pour que sur le plan de la sécurité, de la cybersécurité, on ait de gouvernement à gouvernement une relation fluide", a insisté le président Macron, appelant à avoir "une politique beaucoup plus ouverte, y compris du secteur privé".
Affirmant que la France est l'un des rares pays à pouvoir être compétitif hors Chine et Etats-Unis en matière de "modèles-frontières" d'intelligence artificielle très avancée, il a assuré que Paris va "accélérer les investissements et la mobilisation des capacités de calcul pour (ses) propres modèles (...) pour pouvoir justement rattraper ce retard le plus vite possible dans les 6-12 mois qui viennent".
Les dirigeants du G7 divergent notamment sur la taxation et la régulation du numérique.
Avant même son arrivée en France, Donald Trump, déterminé à défendre les intérêts de la première puissance mondiale, a menacé d'imposer 100% de droits de douane sur le vin français si Paris ne lève pas sa taxe frappant des revenus des grands groupes technologiques, dont Apple, Google ou encore Meta. Les deux pays sont convenus de chercher une solution consensuelle, selon une source diplomatique.
Le dossier des taxes numériques est sensible pour le président américain, qui jouit du soutien appuyé de plusieurs puissants patrons du secteur. Le Canada a dû y renoncer l'an dernier afin de sauver ses négociations commerciales avec Washington.
L'administration Trump a également ordonné la semaine dernière à la start-up américaine d'intelligence artificielle de suspendre à "tout ressortissant étranger" l'accès à ses deux modèles les plus puissants, Claude Fable 5 et Mythos 5, invoquant la "sécurité nationale".
W.Guerrero--RTC