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Municipales: les listes sont déposées pour le second tour, Knafo se retire à Paris, Delogu à Marseille

Municipales: les listes sont déposées pour le second tour, Knafo se retire à Paris, Delogu à Marseille

Les négociations et dépôts de listes sont clos depuis mardi 18h00 pour le second tour des élections municipales, avec d'ultimes fusions ou retraits, comme celui de Sarah Knafo à Paris pour "faire barrage à la gauche" ou de l'Insoumis Sébastien Delogu à Marseille, laissant Benoît Payan seul à gauche face au RN.

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Suspense et rebondissements de dernière minute. A Bordeaux, l'économiste Philippe Dessertine, arrivé troisième, n'a finalement pas déposé sa liste après avoir déclaré à de nombreuses reprises qu'il se maintiendrait. Une mauvaise nouvelle pour le maire écologiste sortant Pierre Hurmic, désormais face à un seul adversaire, le macroniste Thomas Cazenave.

A Paris, qualifiée de justesse pour le second tour, l'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo a annoncé dans la journée qu'elle se désistait. De quoi nourrir un espoir de "remontada" pour Rachida Dati malgré les 12,5 points de retard enregistrés au premier tour face au socialiste Emmanuel Grégoire.

Rachida Dati avait déjà obtenu la fusion de ses listes avec celles du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel, qui s'est cependant personnellement retiré du scrutin.

 

A Marseille, après avoir affirmé pendant des semaines qu'il se maintiendrait, le LFI Sébastien Delogu (11,94%) s'est finalement retiré face au risque d'une victoire du RN Franck Allisio dans la deuxième ville de France.

Le maire de gauche sortant avait rejeté toute alliance avec lui après avoir, au premier tour, devancé d'une courte tête (36,70%) Franck Allisio (35,02%).

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé "le sectarisme aveuglé de Benoît Payan" et a vu dans le retrait de son protégé un signe de son "dévouement à la dignité de Marseille".

La LR Martine Vassal, qui a recueilli 12,4%, a elle annoncé son maintien.

Autre ville à rebondissements: Strasbourg. La sortante écologiste, Jeanne Barseghian, distancée par l'ancienne maire socialiste Catherine Trautmann, a conclu lundi un accord avec LFI.

Mais Mme Trautmann a de son côté enregistré le ralliement de Pierre Jakubowicz, candidat Horizons soutenu par Renaissance, au détriment du candidat LR Jean-Philippe Vetter.

Face à la colère de la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, le PS s'est désolidarisé de Mme Trautmann, désormais "en dehors du parti". La formation d'Edouard Philippe a également rompu avec son candidat en annonçant son soutien à M. Vetter.

-Le PS "acheté" pour pas "trop cher"-

Alors que le dépôt des listes était fixé pour mardi à 18h00, cet entre-deux-tours a été marqué par d'intenses tractations partout dans l'Hexagone, avec nombre de fusions entre LFI et le PS qui valent à ce dernier de vives critiques, y compris par son allié Raphaël Glucksmann.

Le PS a accepté des ralliements Insoumis, qualifiés parfois de "techniques" et non programmatiques, derrière ses têtes de liste, comme à Nantes. Mais il a aussi consenti à se ranger derrière LFI à Toulouse ou Limoges.

"Les programmes des listes avec lesquelles nous avons parfois fusionné ne comportent ni discrimination ni racisme ni antisémitisme", s'est justifié lundi Olivier Faure en refusant d'associer toutes les figures Insoumises locales à Jean-Luc Mélenchon, devenu infréquentable aux yeux de nombreux socialistes.

 

Mais là aussi rebondissement en début d'après-midi avec l'échec des négociations pour la fusion des listes écologistes-LFI pour la métropole de Lyon.

A Poitiers, la maire écologiste sortante Léonore Moncond'huy et le candidat Insoumis allié aux communistes, Bertrand Geay, ont annoncé la fusion de leurs listes.

Ces accords avec LFI ont suscité une pluie de critiques. "Honte et déshonneur" pour Bruno Retailleau (LR), comportement "hypocrite", a fustigé Marine Le Pen (RN). "Ce ne sont pas des accords locaux, c'est un accord national", a critiqué Gabriel Attal, le patron de Renaissance.

La droite et le centre se délectaient d'une phrase de Jean-Luc Mélenchon il y a quelques jours en meeting à propos des socialistes. "C'est des gros combinards. Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter pour le deuxième tour là où on les achètera", avait-il lancé.

Olivier Faure a été aussi vilipendé dans son camp. Raphaël Glucksmann a dénoncé sa "manière de faire de la politique" et son manque de "clarté", confirmant le retrait des candidats Place publique des listes fusionnées. Le député Jérôme Guedj a critiqué "une forme de masochisme" à "tendre la joue après avoir été maltraité".

F.Abateo--RTC