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Rachat de SFR: les négociations entre opérateurs vont se poursuivre jusqu'au 5 juin
Rachat de SFR: les négociations entre opérateurs vont se poursuivre jusqu'au 5 juin / Photo: EMMA DA SILVA - AFP/Archives

Rachat de SFR: les négociations entre opérateurs vont se poursuivre jusqu'au 5 juin

Un rachat "complexe" qui nécessite plus de temps: Altice France, maison mère de SFR, a prolongé jusqu'au 5 juin la période de négociations exclusives accordée à Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange pour la cession de son opérateur et une reconfiguration inédite du secteur des télécoms en France.

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Devant initialement s'achever au plus tard ce vendredi, ces discussions portent sur l'offre de rachat à 20,35 milliards d'euros présentée le 17 avril par les concurrents de SFR qui, si elle aboutit, verrait le marché français passer de quatre à trois grands acteurs.

"Les parties poursuivent leurs discussions constructives", ont précisé les groupes dans un communiqué commun, avertissant toutefois qu'"à ce stade, il n'y a aucune certitude que ces discussions aboutiront à un accord".

Celui officialisé en avril prévoit une répartition de la valeur de la plupart des actifs de SFR entre les trois acheteurs à hauteur de 42% pour Bouygues Telecom, 31% pour Iliad, et 27% pour Orange. Ce qui rend le dossier "particulièrement complexe à traiter, notamment parce qu'il y a plusieurs parties prenantes", a indiqué à l'AFP une source proche des négociations.

"C'est l'échelle du travail à accomplir qui fait qu'on a besoin de plus de temps", a-t-elle ajouté.

- Crainte de "démantèlement" -

"C'est une opération complexe, très longue, qui nécessite qu'on rentre dans un niveau de détails important avec des négociations qui, comme toujours dans ce type de transaction, sont évidemment des négociations où chaque partie fait durement valoir ses droits", avait souligné le 7 mai Stéphane Stoll, directeur général adjoint et directeur financier du groupe Bouygues, lors de la présentation des résultats trimestriels de l'entreprise.

"Comme c'est usuel dans ce type de transaction, le diable est dans les détails et donc (cela) nécessite de discuter pied à pied sur tout un ensemble de sujets qui concernent en particulier les garanties données par le vendeur", avait-il insisté, alors que des rumeurs de presse faisaient déjà état d'un possible report de la date butoir pour laisser le temps aux négociateurs de finaliser la transaction.

En cas d'accord, les opérateurs devront encore le faire notamment valider par les autorités de la concurrence.

Mais ce rachat inquiète déjà au sein de l'opérateur au carré rouge: plusieurs syndicats avaient appelé les salariés des boutiques SFR à faire grève fin avril, face aux conséquences que pourrait avoir l'opération en termes d'emploi.

"C'est un démantèlement minutieusement organisé au profit de nos concurrents qui vont se partager les activités, les clients, les réseaux", avait également dénoncé dans un communiqué le comité social et économique (CSE) de SFR Distribution, qui gère 300 boutiques en France et compte environ 2.000 employés.

Y.Lewis--RTC